Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 20:38
Je retransmet ici cette lettre que j'adresse à tous les jeunes de Liège que je connais.

        
Cher ami(e), copain, copine ou même camarade,

Comme tu l’as peux être entendu, après que plusieurs personnes me l’aient conseillé et approuvé, je me présente pour les élections régionales de ce 7 juin sur les listes PTB+ (7e effectif).

Si je t’adresse cette lettre, c’est parce que je pense que juste te dire « je me présente, vote pour moi » n’est largement pas suffisant et que t’écrire en rectifiant certaines choses sur moi est nécessaire.
Si tu devais voter pour moi, j’aimerais avant tout que ce soit basé sur une relation de confiance. En effet, je veux qu’on se traite d’égal à égal, comme d’habitude, donc différemment qu’avec certains politiciens arrogants. Je pense avoir plusieurs aspects que d’autres candidats n’ont pas et je vais les développer plus bas …

D’abord, j’ai une particularité que tous les autres politiciens n’ont pas : moi, tu me connais ! Ce n’est pas rien. En effet, tu me « vis » souvent, à l’école ou en soirée, sous mes pires aspects (ehehe :-p) comme sous mes meilleurs (allez, quand même un peu, hein ?) ! Tu sais comment je suis, fonctionne et réagis. De cette particularité découle cette relation de confiance auquel je tiens : si tu veux parler, me critiquer ou autres, tu sais où me trouver, je suis à ta disposition.

Ensuite, j’aimerais que tu saches ce que je fais la majeure partie de mon temps :
Je passe de 8h jusqu’à 15h en période exceptionnelle (voire plus bas) de mon temps par semaine au mouvement de jeunes Comac que je connais depuis fin 2004, au parti que j’ai rejoint en 2007 ou à toutes autres organisations qui puisse faire avancer la cause d’une société plus juste.
En effet, depuis près de cinq ans, j’ai (co-) organisé :
-    3 grèves et manifestations de 300 à 700 écoliers de 2 à 5 écoles en mai 2006, janvier 2007 et novembre 2008 (j’espère que tu t’en souviens ☺)
-    des dizaines de concerts (rassemblant jusqu’à 200 fêtards), conférences, projections de films, débats et autres activités publiques …
-    des centaines de réunions, assemblées et autres formes de rassemblements
-    des pétitions en série (certains s’en souviennent :-p)
-    et plein d’autres festivités du même genre (pendant l’hiver 2007, on avait vidé plein de classes via un vote à main levé parce qu’il faisait trop froid)

Tout ça, je l’ai fait dans le cadre de plusieurs associations qui me tiennent à cœur :
-    « mon » groupe de Comac-écoles Liège avec lequel nous avons fait bougé des dizaines de jeunes pour le résultat cité ci haut à court de réunions hebdomadaires. Comac (800 jeunes francophones et flamands) dans lequel j’ai des responsabilités et où j’ai été élu à 86% à son Conseil National (= « conseil d’administration ») lors de son 2e Congrès en 2008.
-    le Comité des Ecoliers Francophones (CEF), le projet de syndicat écolier qui, quasi-reconnu, est né des grèves que j’ai évoqué et qui sera à l’origine d’un vrai mouvement écolier, comme la France en connaît.
-    le Parti du Travail de Belgique, dont je suis membre depuis 2007, dans lequel je suis organisé et qui me permet aujourd’hui de concrétiser ces années d’engagement.

Le PTB … Parlons en un peu. Que les choses soient claires : si tu votes pour le PTB+ le 7 juin, tu ne donnes pas ta voix à un parti qui est mouillé d’une manière ou d’une autre dans la gestion du capitalisme et de la crise qui en découle ⇒ tu permets qu’il y ait enfin dans ce pays une opposition forte et déterminée qui fasse entendre une autre voix que celle transmise par les partis traditionnels (si tu veux mon avis sur d’autres partis, demande-moi).

Si j’ai choisi le PTB, c’est parce qu’il est rempli de gens qui sont prêts à mouiller leurs chemises contre des injustices (près de 4000, autant qu’Ecolo). Ils n’ont rien à gagner, comme les carriéristes qui composent la moelle épinière des 4 grands partis francophones. Le parti ne vit que de l’argent de ses membres et ne reçoit pas de dotations nationales. Sur les listes du PTB+, tu trouveras des  personnes de valeur : des syndicalistes et des personnalités comme l’Enfant Pavé (Starflam), le prof de l’ULg Robert Halleux ou encore Tine van Rompuy, la sœur du Premier Ministre !
Si tu te dis que le PTB ou moi avons des bonnes idées mais que nous ne pourrions les mettre en pratique, dis-toi qu’un député PTB/PVDA+ sera bien plus efficace qu’un 36e PS ou un 14e CDH. Car la question du « vote utile » peut se poser en « vote inutile » : est-ce intéressant de donner sa voix pour les mêmes bureaucrates qui ne respectent pas leurs promesses ?
Il y a d’autres priorités qui ne se trouvent pas dans le tract PTB+ : rapprocher les francophones et les Flamands au lieu de les diviser, créer 100 000 emplois dans les services publics avec une taxe de 2% sur les grosses fortunes ainsi qu’une banque publique, assurer le minimum de vie (ce qui n’est pas le cas) en limitant le prix des logements et de la nourriture mais aussi l’âge de l’accès à la pension à 55 ans (plus de travail pour les jeunes), …

Il y a une dernière chose que j’aimerais aborder, duquel on se posera la question du choix de société qu’on veut. Cela peut sembler simpliste, mais je suis profondément dégoûté par cette société qui n’a que la drogue, le racisme et le chômage à offrir à ses jeunes : il y a trop d’injustices dont découlent l’échec et le décrochage scolaire, l’école à deux vitesses (une pour les enfants de riches et une pour ceux des pauvres), la précarité des jeunes (p’tits boulots d’intérim et formations au FOREM en série), la désocialisation, le déséquilibre mental ou encore l’addiction (je ne parle pas du p’tit joint à la récré).
Ce sont des cas extrêmes mais pas rares du tout pour autant. Face à ces problèmes qu’on a tous rencontré, il n’y a bien souvent que sa propre volonté ou ses proches pour les éviter. Je suis amer du fait d’avoir observé que tous les bons aspects de la société viennent initiatives individuelles. Ce n’est pas normal et c’est pour ça que je veux une autre société. Je suis maintenant convaincu que cette société de l’individualisme n’a aucun avenir ni pour les jeunes, ni pour nos parents, salariés ou indépendants, tous victimes de la crise financière !

Aujourd’hui, je me présente à toi en toute humilité : en votant pour moi, tu donnes ta voix pour quelqu’un qui vit les mêmes réalités que toi et qui ne fera pas carrière en politique.
Même si tu n’habites pas Liège, je te demande quand même de voter pour un de mes camarades qui se présente dans ta circonscription (Huy-Waremme ou Verviers).
Si tu veux connaître plus ce que je pense, il eût un temps où j’écrivais sur un blog (http://dago.over-blog.net) que tu peux parcourir pour te faire une autre idée de moi. Il y a aussi le site  du PTB : http://www.ptb.be

En te souhaitant ce qu’il y a de meilleur,
Adrian

Par dago
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 19:33
Salut !
Je ressuscite ce blog à l'occasion des élections du 7 juin. J'en parlerai par après plus explicitement ... ;-)

Je reprend un article de Solidaire sur Ecolo et sa pré-victoire prévue aux élections pour tenter de savoir à qui nous avons à faire et si ce parti mérite qu'on y accorde sa voix. En tant que fils de l'ex-secrétaire de la locale d'Ecolo, je trouve cet article particulièrement pertinent.

Ecolo changera-t-il la donne ?

À gauche, à droite ou bien au contraire ?

Herwig Lerouge

On les crédite de 20 % aux prochaines élections. Ecolo apparaît comme la seule force d'opposition aux partis traditionnels. Le parti a une image de parti aux mains propres, plutôt à gauche et surtout de grand défenseur de l'environnement. Mais pas seulement. Il se prépare déjà à participer au pouvoir après le 7 juin. Alors, Ecolo fera-t-il la différence ?

Ecolo côté face et côté pile

Ecolo se rapproche sur beaucoup de points du PTB. Mais, il y a un mais.

Côté face

Le côté face, c’est le parti Ecolo qui, le 29 janvier dernier à la Chambre des députés, propose à la ministre Onkelinx d'adopter le modèle kiwi pour combattre le prix élevé de certains médicaments. Le PTB œuvre en faveur de ce modèle depuis 2005, date de la parution du livre La guerre des médicaments du docteur Dirk Van Duppen. Le kiwi n'est qu'un des points qui rapprochent Ecolo et le PTB.

Ecolo a été le seul parti représenté à la Chambre à voter contre le Pacte des Générations visant à rendre plus difficile le départ à la retraite.

Il est en outre en faveur d'un impôt sur les patrimoines supérieurs à 1,25 millions d’euros.

Il s'oppose à la fermeture des bureaux de poste et beaucoup de ses membres se retrouvent dans les actions pour les sans-papiers, pour la défense des droits démocratiques, contre la participation belge en Afghanistan et l'oppression du peuple palestinien.

Quand Ecolo demande que l’Union européenne mène une politique industrielle volontariste pour maintenir un pôle européen public complet de l’acier, il se fait traiter de « PTB » par les libéraux.

Que ce soit pour la levée du secret bancaire, une lutte sérieuse contre la fraude fiscale, pour une réforme fiscale qui déplace une partie de l’impôt prélevé sur le facteur travail vers les revenus de la propriété, les revenus spéculatifs et les comportements polluants, Ecolo se trouve décidément du bon côté. Mais…

Côté pile

L’affaire de prédilection d’Ecolo reste évidemment l'environnement. Au niveau de l'analyse sur les menaces engendrées par le changement climatique, les écologistes ont été les premiers à tirer la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, plus grand monde ne met en doute l'urgence. Malheureusement pour cet autre Ecolo, sauver la nature revient souvent à punir les pauvres.

Ecotaxes et taxes poubelles

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas ! D'accord. Mais au lieu d'interdire aux fabricants de multiplier les emballages inutiles, les écologistes au pouvoir en 2004 ont préféré punir les consommateurs en imposants des écotaxes. Dans le même état d'esprit que dans les communes où le PTB a des élus, Ecolo vote systématiquement pour l'augmentation des taxes poubelles.

En matière de déchets, le parti approuve à 100 % la directive européenne visant à faire porter le coût vérité par le consommateur, c'est-à-dire les ménages ou les communes. En Wallonie cela risque de conduire à un doublement du prix des déchets entre 2006 et 2013. Face à cette évolution antisociale, Ecolo demande de renforcer l'éducation des consommateurs pour qu'ils produisent moins de déchets.

Carburant

Pour réduire la consommation de carburant, Ecolo demande de garder les prix élevés. En pleine explosion des prix de l'essence et du mazout, Ecolo demande le renforcement de « l’effet cliquet », qui vise à compenser les baisses des cours des carburants par une augmentation des accises. Le but est de maintenir les cours des carburants à un niveau constamment élevé

Il veut pour les voitures une fiscalité proportionnelle au lieu d’une fiscalité fixe (taxe de circulation, taxe de Mise en Circulation) calculée en fonction des émissions polluantes. Les riches avec leur 4x4 s'en balancent, mais le travailleur avec un revenu modeste et une bagnole pas trop nouvelle peut casquer.

TVA sur l’énergie

Ecolo s'oppose à la réduction de la TVA sur l'énergie de 21 à 6 %. Plutôt que de réduire la TVA à 6 % sur les produits énergétiques Ecolo juge plus approprié d’appliquer un tarif progressif. Le prix du KWH augmenterait proportionnellement à la quantité consommée. Pourquoi opposer les deux ? Et de plus cette seule mesure risque évidemment de punir les locataires des maisons les plus vétustes et les moins isolées, c'est-à-dire à nouveau les revenus les plus bas et ceux qui n'ont pas les moyens de construire des maisons écologiques ou d'avancer les frais du double vitrage.

Dis-moi avec qui tu déjeunes

 

En 2009, Ecolo espère faire partie de la majorité au pouvoir. Ils n’excluent aucune alliance, même avec les libéraux. Ci-dessus, Jean-Michel Javaux (Ecolo) avec Elio Du Rupo (PS), Caroline Gennez (SP.a) et Louis Michel (MR). (Photo Belga)


E
n 2006, la petite commune d’Amay dans l’ombre de la centrale nucléaire de Thiange, tombe sous la direction d’Ecolo et de Jean-Michel Javaux, bourgmestre élu avec 44 % des voix. Grâce au soutien du seul élu MR, le PS bascule dans l’opposition. « Beaucoup de membres de mon parti sont actifs dans des organisations de soutien aux sans-papiers ou dans les syndicats. Avec quelques autres, je me concentre sur les thèmes économiques. Nous ne manquons pas une réunion de l’organisation wallonne des employeurs. Je reviens juste de chez McKinsey et plus tard cette semaine, je déjeune avec le président de la FEB Thomas Leysen ».
Javaux n’est pas un homme de conflit. À propos de Jean-Pierre Hansen, directeur d’Electrabel, qu’il rencontre deux ou trois fois par an : « C’est toujours très cordial. Nous nous rencontrons à la mer ou nous allons manger un bout. Parfois nous jouons des jeux de rôles où Hansen est le porte-parole d’Ecolo et je joue celui d’Electrabel. Il y a plus de dossiers sur lesquels nous sommes en accord qu’en désaccord ».

De droite ou de gauche ?

Jacky Morael, ancien secrétaire fédéral d’Ecolo : «  Ecolo partage une série de valeurs héritées de la gauche : la justice sociale, la démocratie, la citoyenneté, l’émancipation de l’individu… Donc, au plan idéologique, on est foncièrement de gauche. Mais les écologistes sont des progressistes novateurs. Parce que la société est en pleine mutation, et que ce n’est pas en organisant une ligne Maginot contre le libéralisme qu’on va sauver ces valeurs ».

L'inconséquence des verts est (c)riante

Ecolo ne combat pas la libéralisation de la Poste malgré le fait que, d'après leurs propres dires « l’expérience dans les États membres qui ont déjà totalement libéralisé leur secteur postal est extrêmement préoccupante, notamment au vu de la diminution drastique du nombre de bureaux de poste et de la hausse des tarifs postaux pour les particuliers et les petites entreprises au Royaume-Uni et en Suède... La libéralisation tend à exercer une nette pression à la baisse sur les niveaux d’emploi et les conditions de travail, comme le montre la situation en Allemagne où les pertes d’emplois se chiffrent en dizaines de milliers et où certains opérateurs emploient dans des conditions très précaires de « mini-jobs » des enfants payés moins de 400 € par mois ».

 

Alors que font les verts ? Ils « ont déposé des amendements visant à garantir l’ensemble des droits sociaux, y compris les conventions collectives, pour tous les travailleurs de tous les opérateurs postaux, qu’ils soient privés ou publics, dans l’ensemble des États membres ».Cela vaut mieux que la catastrophe de la libéralisation sauvage évidemment. Mais pourquoi ne pas tirer les conséquences de la catastrophe de la libéralisation et se battre pour le retrait des articles de la Constitution européenne qui interdisent les monopoles publics et les subsides aux services qui profitent à toute la population ?

Ecolo est pour une taxe sur les transactions financières de type Tobin. Mais ils votent le Traité de Lisbonne qui interdit cette taxe dans l'article 63-1 : « Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »

Les verts se disent pour un revenu minimum d'existence, dont les montants seraient calculés dans chaque État membre en fonction du revenu médian ou moyen. Mais ils votent pour le Traité de Lisbonne qui par l'article 153 exclut « toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres » en la matière.

Les amants critiques de l’Union européenne

La création d'entreprises publiques qui ont le monopole dans des secteurs de première nécessité va à l'encontre du Traité de Lisbonne auquel les écologistes souscrivent. Ce Traité porte haut le drapeau de la « concurrence libre et non faussée ». Donc pas de monopole public, pas de subsides publics aux entreprises publiques.

Au parlement bruxellois, seule une Ecolo, Céline Delforge, a voté contre ce Traité. Les autres ont voté pour. Même scénario au parlement wallon : Ecolo vote pour sauf une abstention venant de Bernard Wesphael. À la Chambre Ecolo vote pour sauf deux parlementaires qui s'abstiennent. Pourtant Ecolo avait, dans un communiqué, constaté que le Traité « traduit un affaiblissement de l’élan vers une Europe plus sociale et mieux intégrée ».

Le « libre choix » du consommateur pour sauver l’environnement?

Le modèle d’Ecolo, c’est le consommateur qui par le « libre choix » de son fournisseur de courant, de téléphonie, d’internet suffit à faire le changement.

Dans toutes ses propositions Ecolo met la responsabilité de l'effort pour le climat chez le consommateur. Ecolo rejette les solutions collectives et crie vive la libéralisation de l’énergie. D'ailleurs, disait Ecolo, la concurrence va réduire les prix. L'ancien secrétaire d'État à l'énergie, Olivier Deleuze, a mis cette libéralisation en pratique en Belgique avec un grand enthousiasme au début des années 2000. Son collègue Ecolo, le député José Daras, déclarait à la même époque : la libéralisation voulue par l’Union européenne « ne me donne aucun mal de tête idéologique » et « nous n’avons pas intérêt à en freiner le rythme ». Ces positions sont toujours défendues aujourd'hui.

Pourtant il est devenu clair que la libéralisation a conduit à l'augmentation du prix du gaz et de l'électricité, à plus de bureaucratie, moins de protection du consommateur et elle augmente le problème du climat.

Contrairement à l'illusion des verts que l'ouverture au privé allait renforcer la concurrence, le secteur est de plus en plus concentré : 75% du marché européen de l'énergie est dans les mains de cinq géants qui engrangent ensemble 2 milliards d'euros de bénéfices nets. C’est finalement le marché qui s’impose aux citoyens et non l’inverse.

D’avantage de concurrence

La libéralisation a supprimé presque partout l'emprise des États sur la production, la fourniture d'énergie et les organes de contrôle. Maintenant Ecolo, sans remettre en question la libéralisation appelle désespérément à « plus de concurrence » tout en renforçant les organes de contrôle. Mais cet organe de contrôle pourra-t-il décider des investissements, des choix en matière d'énergie, des prix ? Alors pourquoi ne pas tout de suite mettre fin à la catastrophe de la libéralisation et recréer un service public de production et de distribution de l'énergie ? Les travailleurs peuvent exercer une pression beaucoup plus grande sur les hommes politiques responsables des choix en matière d'énergie que sur les administrateurs d'Electrabel responsables seulement de fournir à leurs actionnaires les bénéfices les plus élevés et les plus rapides possible.

Comment développer les énergies renouvelables qui coûtent chers en dépenses de recherche, d'investissements nouveaux et qui ne rapportent qu'à très long terme ? Le photovoltaïque ne sera pas rentable avant 30 ans. Comment mettre fin à l’explosion des transports routiers et aériens, sans mettre en cause la recherche effrénée de profit qui conduit à produire dans les pays les moins chers pour ramener ensuite ces produits dans les pays occidentaux consommateurs ?

Ces questions, Ecolo ne les pose même pas. Dans ses dix propositions pour un « green deal », Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo Groen !, répète que « la responsabilité des autorités est d'aider le secteur privé à s’engager (dans un plan de travaux dans le secteur vert) en proposant un cadre régulateur clair et incitatif et en lançant un plan d'investissements publics ».

 

 

Par dago
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 20:21
Dans le but de propager au plus vite et de manière la plus efficace la vérité sur le fasciste qu'était Soljenitsyne, adulée par les médias et nombres d'intellectuels, je publie ici un texte qu'un copain d'un des groupes de Comac-ULB m'a envoyé, que j'ai trouvé très bien fait. J'ai juste rajouté des photos pour illustrer ses propos.
J'ai encore pu constater à quel point le personnage était réactionnaire en regardant une interview des années '80 que France2 diffusait à l'occasion de sa mort. Devant un journaliste stoïque, on ne pouvait qu'être médusé et furibard d'entendre cet hystérique s'exciter sur le manque de chrétienté de Solidarnosc (mouvement contre-révolutionnaire polonais), la lenteur que les Américains ont mis avant d'armer les Contras au Nicaragua (milices fascistes) ou encore le besoin urgent d'intervenir militairement dans la petite île de Grenade, accusé à tort d'être sous le contrôle soviétique. J'étais tellement énervé que je suis parti.
J'avoue n'avoir que rarement éprouvé autant de dégout et de répugnance face à un intellectuel.

Alexandre Soljenitsyne
 

Il vient de mourir, le monde pleure une grande perte…le monde ? Reste-il encore a définir le « monde », mais il est clair que je ne fait pas partie des personnes attristées par la disparition de cet écrivain-romancier. Soljenitsyne n'est pas un esprit que j'apprécie, sa pensée me fait peur tant par son conservatisme que par son racisme. La lutte contre le communisme a très largement contribué à cacher le fondement profondément réactionnaire de sa pensée. Je me permets ainsi de vous délecter de quelques citations commentées…

La Russie ?!? Uniquement les Slaves...
 

Sa vision de a Russie se fonde ainsi sur une vision ethnique et raciste. Son texte  plus intéressant à ce propos est « comment reconstruire la Russie ? ».  Un article dans l'humanité de 1990 nous en donne un bon résumé :

« Pour Soljenitsyne, seul importe le salut de la grande Russie slave, englobant les peuples russe, biélorusse et ukrainien. Il faut choisir entre « l'empire qui nous perd et le salut physique et moral de notre peuple », ne pas laisser se perdre « le visage sans pareil des Russes ». D'où la nécessité de se délester des républiques baltes, caucasiennes, moldave et asiatiques. L'écrivain n'entend pas donner aux Kazakhs l'intégralité du Kazakhstan actuel. Si certaines républiques refusent de quitter l'URSS, « nous serons obligés de déclarer notre séparation d'avec elles »[1].

Les tsars ?!? C'était merveilleux !
 

Bien que l'intégration des « races non Russes » dans la Russie par les Tsars est une grosse « erreur » du Tsarisme (Soljenitsyne, reproche au fond, aux tsars de n'avoir pas été racistes…), la vie avant la révolution de 1917 était son idéal. Ainsi, sous les Tsars, la Russie était « un pays riche et florissant ». « D'un état florissant, nous avons régressé jusqu'à une semi-sauvagerie ». « Il faut comprendre qu'après tout ce qui faisait à juste titre notre fierté, notre peuple a consenti à la catastrophe spirituelle de l'an 1917 ». La plus part de ses références intellectuelles sont d'ailleurs, des penseurs Tsaristes…

Les femmes ?!? Au foyer ! 

Non content d'être raciste, Soljenitsyne est aussi misogyne… Nous nous délecterons de ces quelques passages…
 

« La famille est « le maillon essentiel de notre salut… La femme doit avoir la possibilité de revenir au foyer pour l'éducation des enfants, le salaire de l'homme doit le permettre ». L'école est à reconstruire et « il faut s'attendre à des établissements privés payants ». Au bout du compte, on aura reconnu la trilogie de tous les systèmes réactionnaires : « travail, famille, patrie »[2].

La démocratie ?!? Trop dangereux…

La démocratie, c'est bien…mais bon c'est dangereux, les gens pourraient faire n'importe quoi…Le peuple veut avant tout un ordre stable, pas le pouvoir de décider…

« Le peuple a droit indiscutablement au pouvoir, mais ce que veut le peuple… ce n'est pas le pouvoir, mais avant tout un ordre stable. »

En réalité, la démocratie l'effraie au point d'envisager une tierce chambre faite « d'une minorité expérimentée et cultivée », qui empêchera « le libre débordement de la démocratie. »[3]

N'oublions pas non plus comme nous le rappelle Jean Luc mélanchon, une des visites en France du grand écrivain :

« J'ai de la mémoire. Soljenitsyne en visite en France, à l'occasion d'une cérémonie de circonstance à l'invitation de monsieur De Villiers, déclara dans son discours que la  devise de notre république, « liberté-égalité-fraternité »,  était « intrinsèquement perverse ». »[4]

Les états unis ?!? Pas assez fascistes ! 

Je vous recopie ici quelques extraits de discours qu'il a prononcé aux USA…édifiant...

Tout d'abord, les USA vus par Soljenitsyne :

«Vous êtes le pays de l'avenir. Vous êtes un pays jeune. Un pays ou tout est encore possible. Un pays de grands espaces géographiques. Mais aussi d'espaces de l'âme. De générosité. De magnanimité. Cepedant, tout en étant forts, généreux, magnanimes, vous etes aussi confiants. » [5]

« Qu'ils le veuillent ou non, les Etats-Unis d'Amérique sont aujourd'hui a la pointe de l'histoire ; ils ont la lourde responsabilité de diriger sinon le monde, du moins une bonne partie de celui-ci,… »[6]
 

Suite a la révolution des œillets au Portugal, la dictature Fasciste de Salazar tombe, c'est, me semble il, une victoire pour la démocratie…pour Soljenitsyne, il en va autrement : « le Portugal, a son tour, roule vers le précipice… »[7]. La fin de la guerre au Vietnam est également un drame :

« Nous ne pouvions comprendre l'inconsistance de cette armistice conclue au Vietnam, (…). L'opération a aussitôt été récompensée par le prix Nobel la Paix. Quelle tragédie et quelle ironie que ce prix-là. »[8]

 Si la fin de la guerre au Vietnam est une tragédie, ne parlons pas des guerres qu'on a pas menées directement ou qu'on a perdu, les dicteurs fascistes qu'on a « abandonnés ».

« Abandonnons la Corée (…). Abandonnons le Portugal, bien sur. Abandonnons Israël. Abandonnons Taiwan, les philippines, la Malaisie et une dizaine de pays africains pourvu que nous vivions en paix (…) »[9]
 

Ici, Soljenitsyne reproche directement aux Etats-Unis de ne pas faire plus la guerre, qu'au nom de la paix, on abandon tous ces pays au « totalitarisme ». Autant dans les luttes pour l'indépendance face au colonialisme, que contre les dictatures, Soljenitsyne prendre toujours, la défense des dictateurs, des oppresseurs et de l'ordre établi. 

Concluons avec Mélenchon, « Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n'oublie pas. Je ne pardonne pas. »


Soljenitsyne est mort, vive … non…il est mort et c'est bien ainsi !


[1] Serge Leyrac, L'humanité, « Le rêve de la grande Russie » 28 septembre 1990

[2] ibidem.

[3] Ibidem.

[4] Jean Luc Mélenchon, « pompes funèbres » (sur son blog personnel : www.jean-luc-melenchon.fr)

[5] A. Soljenitsyne, « discours Américains », éditions du seuil, « points », Paris, 1975, p. 45

[6] Ibid, p.86

[7] Ibid, p. 25

[8] Ibidem.

[9] Ibid, pp. 26-27

Par dago
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 18:36
Alexandre Soljenitsyne, que j'appelle ici Raspoutine (vous allez comprendre pourquoi ça lui va si bien), est mort. Même en sachant qu'il n'est ni juste et ni bon de souhaiter la mort de quelqu'un, je ne peux m'empêcher d'être ravi qu'il a rejoint ses potes de la Sainte-Russie comme le Tsar Nicolas II ou Eltsine !

Comme on pouvait s'y attendre, toute la presse de "gôche-humaniste" s'est mise à pleurer la mort du pourfendeur de la dictature soviétique ("Le monstre totalitaire" dit le Monde), du grand poète, du dissident, de l'écrivain génial, (Le Monde le compare à Victor Hugo et à Tolstoï), du pauvre paria, de l'exilé en quête de justice que ce soit L'Express, Libération ou encore l'Humanité (ex-journaux influencés ou créés par des communistes) !

Soljenitsyne était un de ces vieux produits de la Guerre Froide particulièrement efficace dans la diffusion de la pire propagande ant-soviétique et, du même coup, anticommuniste. On ne fait pas les choses à moitié chez les bourgeois ! D'abord connu et utilisé par Khrouchtchev dans les années '60 pour détruire l'héritage idéologique de Lénine en URSS en dénonçant le manque d'"humanité" dans les goulags (= prisons fourre-tout mêlant condamnés de droits communs, espions, saboteurs et aussi innocents), il fut plus populaire à l'Ouest, chez les intellectuels et autres bobos naissants (enseignants, rédacteurs de journaux, etc..), dés les années '70.
Anecdote amusante : il a été envoyé au goulag car il critiquait Staline sur le fait qu'il n'avait pu trouver un meilleur compromis avec Hitler pour éviter la guerre. Il est cocasse de voir que ceux qui voient en le Pacte germano-soviétique de 1939 comme une trahison, voire une alliance avec Hitler, sont ceux qui le défendent avec le plus d'acharnement !
L'impérialisme ne trouva pas meilleur défenseur de son système pour repousser toute sympathie que le travailleur soumis au capitalisme pouvait trouver en l'URSS. Exilé, il fut reçu les bras grands ouverts par les USA où une superbe maison du Vermont, des discours au Sénat et dans les meilleurs universités du pays l'attendaient à la plus grande joie du président républicain de l'époque, Gérald Ford.
Il fit tellement bien son travail qu'on propose aujoud'hui de le lire à l'école comme livre classique et qu'on fait croire que c'est un brillant écrivain du même niveau que Dostoïevski ! Alors qu'il avait réussi son travail en préparant les esprits au rétablissement du capitalisme en ex-URSS, il fut déçu que la nouvelle Russie ne ressemble pas à celle du Tsar.

Soljenitsyne fut toute sa vie un tsariste comme on n'en fait plus (il disait que le système politique russe devait revenir à celui du XIXe siècle), un antisémite (voir son livre "Deux cents ans ensemble" 2001), un fanatique religieux (les musulmans russes sont une menace pour l'ultra-orthodoxie auquel il adhérait), un conservateur nationaliste (pour la Grande Russie blanche conquise par les Tsars de Russie), un antiféministe (pour lui, seuls les hommes ont droit à la parole et au vote), adepte de la peine de mort et un "anti-liberté d'expression" comme on dirait (il en parlait comme d'un "flot insupportable d'informations superflues"). J'ajoute aussi qu'il a soutenu l'horrible guerre en Tchétchénie pour certains raisons invoqué ci-dessus. Des historiens connus comme Moshe Lewin le définit comme "autoritariste anti-démocratique".
Il sera toujours un modèle pour tous ceux qui combattrons la révolution et l'émancipation des travailleurs, qu'ils soient de droite comme de gauche.
Par dago
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 22:58


En Belgique, tout le monde a entendu parlé de l'arrestation des 5 militants de la gauche radicale dont les deux anciens chefs des CCC (=Cellules Communistes Combattantes, provoquateurs et irresponsables camarades). Parmi eux, une journaliste de la RTBF (!), Wahoub Fayoumi. Elle a envoyé cette lettre à la rédaction du Soir. Je crois que sa lecture est plus qu'instructif : non, ce n'est pas une lettre d'une dissidente iranienne, turque ou colombienne mais d'une journaliste belge qui s'est rendue compte que la Belgique n'est pas le pays de cocagne qu'on essaye d'idéaliser.

Le Cauchemar, lettre de prison

mardi 17 juin 2008, 07:08

Je suis journaliste. Mais ce n'est pas pour ça que j'écris aujourd'hui. Ce texte est mon témoignage. Quelque chose d'immense et d'effrayant m'est arrivé, il y a plus d'une semaine.

C'était jeudi. Le 5 juin, c'est l'anniversaire de mon compagnon. A 5h00 du matin, on frappe à la porte. Je dormais encore, je m'habille vite, ça a l'air important. Lorsque j'ouvre, je vois des policiers dans la cage d'escalier. Il y en a beaucoup. Je pense à un cambriolage. On me dit que c'est pour une perquisition. Chez moi ? « Vous venez chez moi ? » je dis. Oui. Je leur demande pourquoi. « On ne sait pas. On a juste un mandat. » Ils entrent. « Vous êtes seule ? Vous êtes sûres ? » Ils sont 6 ou 7. Ce n'est pas normal. « Que ce passe-t-il ? » je dis. Sur le papier, il y a écrit « terrorisme », « urgence ». « Vous êtes privée de liberté, madame. » On ne réalise rien à ce moment-là. On ne comprend simplement pas les mots. La tête tourne. Ils fouillent. Tout. La cuisine, la salle de bain, mes vêtements, mes livres. Ils mettent des choses de côté, ils disent « on saisit ». ça dure 3 heures. Ils prennent les ordinateurs, des affiches, des livres, un bouquin en arabe. Je leur dit « je dois aller au travail. » « Je ne pense pas que ce soit possible. » Je voudrais téléphoner, mon GSM est déjà saisi. Mon équipe attendra à Reyers, mon compagnon aussi, je ne verrai pas mon frère qui prépare un voyage de plus d'un an en Espagne et au Mali. Personne ne saura où je suis aujourd'hui.

« Au bureau » comme ils disent, c'est l'interrogatoire. Des questions sur mon nom, mon âge, mon loyer, mon numéro de carte de banque, mes opinions politiques, mes amis. Des heures passent, je commence à trembler. Aux questions auxquelles je réponds « je ne sais pas », ils insistent. Avant de comprendre ce qu'ils veulent. Le choc se diffuse lentement, à chaque question. C'est l'après-midi. J'aperçois des hommes cagoulés, armés. Ils viendront me chercher. Il doit être 17 ou 18 heures. Je suis menottée, attachée par une corde que tiennent deux hommes. Je suis masquée, je ne peux rien voir. Trajet en voiture. Sirènes hurlantes, escorte. Arrivée au Palais de Justice. Des couloirs, des ascenseurs, je ne vois rien. On s'arrête. Un homme m'enlève les menottes, mains sur la tête ; un autre, le masque. Je suis face à un mur gris. Une porte se ferme. Je n'ai vu personne. Je n'ai rien vu à part cette porte grise qui s'est fermée, grise comme les murs, comme le rebord en béton. Les murs lisses, affreusement lisses. Il n'y a aucune ouverture. J'ai l'impression d'étouffer. Envie de taper sur ces murs lisses. Je ne dois pas pleurer. Personne ne m'a dit un mot. J'attends. Des heures. 20h ? 22h ? Interrogatoire chez la juge d'instruction. « Vous n'avez pas tout dit ». Un cauchemar qui se poursuit. Je ne sais pas où j'ai mal. Ça va s'arrêter, j'en suis sûre. Je pleure quand elle parle de ma famille. C'en est trop.

A nouveau le cachot. Ma tête est raide. Je m'allonge sur le rebord en béton. Quelle heure est-il ? Est-ce que le temps s'allonge ou se rétrécit ? On reviendra me chercher. Chez la juge, dans ce bureau allumé au fond d'un couloir. « J'ai hésité » elle dit. Alors je sais. Sur mon mandat d'arrêt, il est 2h30.

C'était il y a une semaine et quatre jours. Beaucoup de choses à dire sur le mandat d'arrêt, sur l'inculpation, sur les méthodes.

Des méthodes de cowboys, des interrogatoires où on renverse la charge de la preuve. On m'a épié, surveillée, mise sur écoute, analysé mes comptes bancaires et mon écriture, depuis plus d'un an. Attendait-on de moi que je conforte une hypothèse de départ ? Que je donne des noms qui alimenteraient leur idée ? Leur enquête est restée désespérément vide. Est-ce pour cela que je suis en prison ? Sommes-nous là parce qu'il DOIT y avoir quelque chose ? Il suffirait alors de bien peu : d'affirmer des solidarités, d'avoir des idées politiques. Je l'ai entendu à notre charge, ces idées politiques ont été présentées comme en soi terroristes !

Je n'ai jamais caché mon engagement. Il est public, libre et réfléchi. Défendre des étudiants, des sans-papiers, des prisonniers politiques, se battre pour un monde plus juste, ce ne sont pas des engagements dont on doit avoir honte. Si je n'avais pas été ici, j'aurais été devant ces prisons, j'aurais écrit des communiqués, j'aurais contacté des associations.

La souffrance de ma mère et de mes frères, la solitude de mon compagnon, la tristesse de mes amis, l'incompréhension sur mon lieu de travail, la privation de liberté de quatre militants, la criminalisation de la solidarité, sont-ils des prix à payer ?

Wahoub

Prison de Berkendael

Par dago
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 13:12
Je suis désolé de ne plus publier d'articles aussi régulièrement.

Cela s'explique parce que je suis littéralement assommé de travail par les révisions des examens (bilans) et pressé par la fin de l'année scolaire qui m'oblige à revoir certains cours et à rendre des dossiers d'histoire (mon option d'étude) ou de français (poésie). En effet, en plus des interrogations, j'ai dû rendre un travail de 30 pages sur l'Union Soviétique pendant Staline (travail de groupe), je dois finir un travail de 15 pages sur le féodalisme au Xe siècle et bientôt un exposé sur Paul Eluard (poète communiste). Je ne parle pas ici de tout mes autres cours que je dois revoir. Si je devais décrire mon année scolaire, je la comparerais à un bateau avec plein de trous : chaque fois que je met mon doigt sur un trou, un nouveau éclate !

Mais si je dois décrire ces derniers jours ... Ce sont des semaines sont bien tranquilles depuis le mois de mars.

Dans mon groupe de Comac, après la victoire sur la librairie fasciste et un concert réussi (130 entrées), nous nous sommes lancés de nouveau contre les PPP, un projet de refinancement de l'enseignement par partenariat public-privé de Maria Arena. Nous avons démarré sur les chapeaux de roues grâce à une pétition (300 signatures en une semaine) mais le départ d'Arena du poste de l'enseignement a cassé le mouvement et nous avons perdu beaucoup de temps avec un nouveau ministre pas très loquace.
Il y a eu aussi le deuxième congrès de Comac où la centaine de délégués a donné à notre mouvement de jeunes les moyens pour lui permettre de devenir une grande organisation représentative des combats de la jeunesse en votant des statuts, un nouveau conseil national (auquel j'ai été élu à 86%) et deux manuels "Comment construire un groupe ?" pour les écoliers et les universitaires. Il y a eu également des discutions très passionnantes sur l'avenir de Comac, la considération envers Che Guevara, etc.. Il y avait aussi une série d'invités internationaux (1ère photo où je parle avec une représentante de la KNE, les jeunes communistes grecques).
Après s'être fait bien voir à la manifestation contre le centre fermé de Vottem, nous nous sommes donc lancé dans l'organisation d'une soirée-débat sur Mai 68 pour confronter deux vétérans du mouvement de l'époque à deux jeunes engagés. Ce sera le vendredi 23 mai à 20h à la salle culturelle la Braise sur l'esplanade St-Léonard à Liège pour ceux que ça intéresse.
J'ai également rencontré deux jumeaux chaud à balle pour lancer un groupe de Comac sur Herstal.

Avec l'école, en guise de voyage de rétho (nous n'en aurons pas), nous avons été en Bavière pendant la mi-avril. Inutile de dire que c'était la fête tout les jours. Fallait voir la montagne de bouteilles d'alcool qu'on a essayé de mettre dans la poubelle à la fin du séjour ! On s'est bien amusé aussi dans le car où on n'a passé la majeure partie du voyage (voir 2e photo). Ce voyage restera un très bon souvenir, même si il n'atteint pas le niveau du voyage d'immersion de l'année passée dans une famille typique, dans la banlieue de Cambridge, in UK. Gros, pâles, blonds, ils étaient tout deux chauffeur de taxi et assistante social, vivaient à cinq, dans une petite baraque, dans un de ces quartiers-champignon (une agglomération de 20 000 habitants construite en 3 ans avec maisons, parcs et épiceries parfaitement identiques) et mangeaient très gras comme par exemple des petits pois sur de la pizza : on ne visitait pas l'Angleterre, on vivait l'Angleterre ! Quand j'aurais fini mes secondaires, je suis certain que Waha (mon école) me manquera beaucoup.


J'ai découvert Facebook, je me suis amusé comme un petit fou à rechercher toutes les personnes que je connaissais pendant deux soirées et j'ai déjà une cinquantaine d'amis. C'est amusant parce qu'on peut dire le lendemain à ses connaissances face-à-face : "Eh, t'es mon ami sur Facebook !".

Voilà, plus qu'une ligne droite pour terminer cette année scolaire en beauté.
Par dago
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 18:06
Après un mois d'intense bavardages et indignations inutiles sur le Tibet, on en parle enfin et heureusement (quoique ça ne fera jamais la Une d'un quotidien) des émeutes de la faim qui secouent une quarantaine de pays dans le monde depuis plus de deux mois.
Et quand je parle d'émeutes de la faim, je parle de la violence qui découle du désespoir de plusieurs dizaines de millions de personnes qui n'arrivent plus à manger à la faim et qui voit leurs enfants ou leurs pères et mères mourrirent de malnutrition. De gens qui n'arrivent plus à acheter du maïs, du blé, du lait, du riz, du manioc, etc.. Bref tous les aliments de bases !
Cela se passe dans des pays importateurs de produits alimentaires : n'y a t il pas un paradoxe ?

Et par rapport à tout ce gâchis, on entend que la crise de l'immobilier déclengée par les USA a fait perdre au moins 945 millions de dollars. Avec ce argent, il y a largement de quoi nourrir tout le monde en faisant baisser les prix alimentaires et en profiter pour vacciner les plus faibles contre les maladies les plus ravageuses et les plus faciles à guérir que sont le paludisme, la tuberculose ou les hépatites.
Tout ça n'est que du gaspillage ! Ces catastrophes peuvent être facilement évitables mais que le capitalisme ne peut contrôler et gérer car l'économie du monde se trouve aux mains d'incompétents actionnaires qui ne pense qu'à multiplier leur capital. Une économie planifiée et gérée par les travailleurs, une économie au service et aux besoins des gens, voilà la solution du juste équilibre. Impossible de faire du gaspillage. Où on aurait plus besoin de jeter des tonnes de bananes à la mer tout les jours pour que les prix n'augmentent pas alors que 40 000 enfants meurent tout les jours de faim.

Le gaspillage me répulse. Nous pouvons vivre sur une planète qui peut nourrir et faire vivre tout le monde. C'est aussi pour ça que je suis communiste. Pensez-y.
Par dago
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 00:34
Voila bien un des sujets les plus glissant et pourtant des plus manichéens auquel j'ai été confronté. Jamais un matragage médiatique n'a provoqué autant de haine pour Israël ou pour les USA lorsqu'ils menaient leurs sales guerres.
J'aimerai écrire un article sur le sujet mais je préfère laisser pour l'instant la parole à des intellectuels que j'apprécie ainsi qu'un socialiste qui m'a agréablement étonné lors de son intervention chez Ruquier aujourd'hui soir.
Voici donc une série d'articles que je vous conseille pour tirer le vrai du faux sur le Tibet.

Michel Collon :
Si on simplifiait tout ça ?
Enquête sur une photo manipulée

Peter Franssen :
5 questions à propos du soulèvement au Tibet

Elisabeth Martens :
Tibet : Réponses sur l'Histoire, la religion, la classe des moines, les problèmes sociaux, la répression, le rôle des USA...
Tibet : un appel de Bouddha à l’esprit critique !

Nico Hirtt :
Ces intellectuels de gauche qui croient tout savoir sur la Chine ...

Domenico Losurdo :
Le curieux "paradis" du Dalaï Lama et comment il s'est transformé en mythe hollywoodien

Baudoin Deckers :
Un soulèvement pour l'indépendance ?

Anne Morelli (Interview) :
Douter, douter et encore douter ...


 Et aussi le député socialiste de l'Essone qui a fait de très bonnes interventions dans "On n'est pas couché" de ce samedi sur le Tibet qui a également écrit un, paraît-il, très bon livre "En quète de gauche" mais c'est un autre sujet. Cliquez ici et puis ici, pour une fois qu'on a l'occasion d'entendre un vrai progressiste.
J'aimerai faire un article sur ce personnage haut en couleur.
Je ne suis pas d'accord avec le boycott des Jeux de Pékin et la propagande anti-chinoise





Merci à la Chine d'avoir permit aux Tibétains de ne pas connaître la même pauvreté et le même retard économique que leurs voisins himalayens que sont les Népalais et les Bouthanais !
Merci à la Chine d'avoir aboli le servage dans le dernier état qui l'appliquait !
Merci à la Chine d'avoir liquidé une des dernières théocraties du monde !
Par dago
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 14:25
Je parle ici de la guerre en Irak, la deuxième guerre du Golfe (ou la troisième si on compte la guerre Iran-Irak des années'80). Tout le monde le sait, maintenant, cette guerre ne rime plus à rien. Mais comment et avec quoi peux-t-on arriver à cette conclusion ? Synthétisons sous 2 aspects de ce conflit.
1° Politique
1.1. Les motifs de la guerre.
Il est maintenant indéniable que les motifs de guerre, c-a-d l'existence d'armes de destruction massives sous le régime de Saddam Hussein, sont faux. L'Irak les avait détruit lors des premières menaces des USA et les inspecteurs de l'ONU l'avaient confirmé. Les Etats-Unis sont donc en Irak pour faire du pays une base au Moyen-Orient pour servir leurs seuls intérêts. Ils peuvent ainsi attaquer et menacer les pays voisins. Un de leurs motifs étaient de stabiliser et de pacifier la région. C'est exactement le contraire qu'il se passe.
1.2. Les tensions ethniques.
Un des solutions qu'ont trouvé les USA pour justifier leur présence sur le sol irakien est de renforcer et de provoquer la haine entre les différentes communautés religieuses du pays (sunnite, chiite, kurde, chrétienne). Un exemple : Des espions anglais déguisés en miliciens de Moqtada Al-Sadr se préparant à faire exploser une voiture piégée dans un endroit publique en été 2005 !
Une guerre civile et une "balkanisation" de l'Iraq entrerait de toute évidence dans les intérêts des USA.
1.3. L'impopularité.
Plus le nombre de victimes augmente, plus cette impopularité se durcit. Le cinquième anniversaire de la guerre est marqué par la mort du 4 000e soldat américain. Si on ajoute la mort de 175 britanniques et de 133 membres des autres contingents (Espagne, Pologne, Australie, etc..), on arrive à 4 308 soldats tués depuis mars 2003. On peut ajouter près de 30 000 blessés, dont le tiers resteront infirmes.
Un spécialiste américain explique que le nombre de victimes des belligérants est un facteur car les quatre dernières guerres qu'à mener les USA (Koweït, Bosnie, Somalie et Haïti) ont coûté moins de 1 000 morts américains.

2° Économique
2.1. Le coût.
Selon une étude de Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, et Linda Bilmes, de l’université de Harvard, le prix de la guerre d’Irak a été fortement sous-évalué par l’administration Bush. Dans une étude rendue publique le 9 janvier, ils ont estimé que son coût pourrait atteindre jusqu’à 2 000 milliards de dollars pour les États-Unis, si les troupes américaines restent jusqu’en 2010 en Irak, ce qui semble bien obligatoire aujourd'hui.
Mais ce chiffre est-t-il définitif ? Non. Une spécialiste explique que le majeure partie du coût de la guerre sera à venir car il faudra rembourser le prêt aux banques qui ont financé la guerre, renouveler les armes et les équipements usés par la guerre et aussi payé les pensions aux centaines de milliers de vétérans de la guerre.
2.2. La raison.
Même si l'économie américaine est plombée, cela va sans dire que le contrôle des puits de pétrole empêche celle-ci de subir une inflation générale, c-a-d une diminution énorme du pouvoir d'achat des américains et un endettement massif, par une dépendance des pays du Tiers-Monde exportateurs de pétrole. La crise, que nous connaissons depuis 1973, connaîtrait alors son apogée puisque tout ce qui touche les USA nous touche également tôt ou tard. Il me semble que c'est ce dernier point qui explique la raison majeure de la guerre en Irak.


Si vous voyez d'autres aspects du gâchis qu'est cette guerre que je n'ai pas mis en valeur, faites moi en part. Je vous invite à participer au mouvement anti-guerre pour signifier votre dégoût face à ce conflit impérialiste. Pour ma part, j'ai participé avec 600 personnes à une marche pour la paix de 27 km reliant Louvain à Bruxelles il y a deux ou trois semaines.
Par dago
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 17:21
49213buffet2.jpg J'adresse mes félicitations au Parti Communiste Français et à ses 130 000 membres qui, malgré ses résultats lamentables aux présidentielles françaises du printemps dernier, reste la 3e force du pays.
Il faut croire que les français votent pour les socialistes ou les libéraux aux législatives et aux présidentielles mais pour les communistes aux élections municipales.

C'est une victoire de la gauche (union du PS et du PCF) qui a eu lieu ce dimanche en France lors de la plus importante élection pour moi que sont les municipales. Les communistes ont pu maintenir et reconquérir plusieurs dizaines de villes qu'ils avaient perdus en 2001 qui rejoindront les 743 villes que détient le PCF depuis la dernière législature (estimation de 800 villes). Le nombre de conseillers municipaux, plus de 13 000 avant dimanche, devrait également considérablement augmenter. Car, contrairement à ce qu'on peut dire et ce qu'on peut assister en voyant les 1,93% qu'à obtenue Marie-Georges Buffet, la secrétaire du PCF, lors des présidentielles le Parti Communiste Français n'est pas mort et continuera à jouer un rôle-clé dans la politique française. Même si sa direction est réformiste et révisionniste, c'est-à-dire contraire aux principes et directives de Marx et Lénine, le parti communiste dispose d'une importante influence parmi les ouvriers et les petits ménages. Il peut compter également sur une capacité de militants de qualités fiers et déterminés.
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Le PCF n'a malheureusement pas remporté ses deux grandes villes de plus de 100 000 habitants que sont Nîmes et Le Havre. 28 autres villes de 30 à 100 000 citoyens comme Villejuif, Naterre, Vénissieux, Calais, Vitry, Saint-Denis, Dieppe ou La Courneuve ainsi que 68 villes de 9 à 30 000 habitants. Mais il faut rappeller que la plupart des municipales de France ont moins de 1 000 habitants !

Je félicite également le PRCF, un petit parti rival composés d'anciens du PCF opposé à la molesse de leur ancienne direction, qui a réussi à percer dans plusieurs villages comme à Eleu en dépassant les 20%, à Lens avec près de 13%, 12% à Bully-les-Mines et 11% à Liévin.
Egalement, la LCR qui a réussi à obtenir un score à deux chiffres dans plusieurs grandes villes du pays comme à Clermont-Ferrand (13,8%) ou à Sorgues (15%).

Voila qui promet et permet une résistance sérieuse au président réactionnaire Nicolas Sarkozy !


ps : le détournement de la couverture d'un Martine n'a rien à voir mais ça m'a fait rire ! :-D
Par dago
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