Dour

Publié le par dago

a3472c45c62c4c1ff98ea878587e6419.png     Dimanche, je suis allé au festival de Dour.
En quelques années, c'est devenu un des grands rendez-vous de la jeunesse belge pendant l'été musical. Ce festival regroupant près de 200 groupes de musique et dj's s'est élevé en quelques années au même titre que Couleur Café et même Pukkelpop (pas Werchter quand même). Cette année, 144 000 personnes se sont rendus dans l'énorme plaine qui avoisine le petit village de Dour, situé près de la frontière française. Comme dans les plus grands festivals, le camping s'étendait à perdre de vue : 32 000 campeurs. C'était drôle, il y avait tellement de gens que la terre était devenu extrêmement meuble et qu'elle bougeait de la même façon qu'un matelas. ;-)
    Dour est donc devenu une fête de masse et tend d'ailleurs à une consommation massive également même si le festival se veut alternative. On retrouve de tout à Dour. Cela va du rap au jazz, de la boue à des plaines herbeuses, de Coca Cola aux stands des anarchistes et des trotskistes, de la Hoegaarden au café, de la frite au plat viet-namien, du punk à crète à la jeune famille avec poussette, des T-shirts Che Guevara aux vêtements hindous, etc ..

    La moitié des gens se balladaient tors nus et à pieds nus même si il y avait de la boue et même une énorme flague de pisse (le trou consacré aux immondices a été construit en pente donc ça coulait), je vous dis pas comme ça fouettait grave. Mais bon, ça fait partie de l'ambiance d'un festival.
Avec une tempéture de canicule et un soleil de plomb, il fallait être bien organisé pour ne pas ressembler en deux heures au pire des clodos. Pour ce genre de festival, on doit y aller comme à la guerre : en groupe, en tente, bien organisés avec un maximum de vêtements de rechange.

    J'y suis allé seulement un seul jour en voiture avec des potes de Comac. C'est dommage, je sais que ça n'a pas la même saveur que d'y camper plusieurs jours. J'ai d'abord glander et errer sur le site avec Adam (un copain), passant d'un concert de punk (Skarbon 14) à des rythmiques de jazz-électro. Puis j'ai vraiment accorché l'ambiance hip-hop de deux Disk Jockey (James Delleck feat. mr machine jouage & detect) ! Est ensuite arrivé Soprano, un excellent rappeur. Issu de Psy4 de la Rime, il arrive de la meilleure fabrique du rap français : Marseille (IAM, Fonky Familly, Kenny Arkana, etc.). Après s'être fait un peu attendre, il arrive avec une entrée théatrale de feu. Il commence en dédicaçant le concert pour sa petite fille qui vient de naître. f1588175328b211b574413f7a97d6a46.png
On retrouve tout de l'esprit du rap : valeurs transmises, faire-part d'expérience, participation du public, rap en collectif (faire connaître des rappeurs pas encore connus), etc..
Il y avait comme un esprit fraternel. Tous les mecs étaient tors nus, la chair s'entrechoquait sans cesse. Ca me faisait un peu penser à une tribu de guerriers.

    J'ai dû partir juste après, ne pouvant voir Kenny Arkana, une rappeuse antimondialiste que j'adore, car je devais me lever le lendemain matin à 3h30 pour mon boulot de facteur. J'ai quand même vu pas mal de potes et des gens de l'école ou de Comac que j'avais plus vu depuis longtemps.


    Je me rattraperai pour l'Espérenzah (Manu Chao est sold out mais j'ai une place) et à la fête de l'huma où j'y vais avec des copains de Comac-ULg.


ps  : photo du haut, c'est  les DJ's de James Delleck et en bas c'est Soprano.

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thomas 06/09/2007 21:19

Soprano l'esprit du rap??

sheerk 01/08/2007 09:34

Je n'avait pas regardé qui venait en hip hop a dour(ne sachant pas y allé)
Comme je vois il y avait keny arkana merde alors!Je l'ai raté.
Et kény elle est pas ''antimondialiste'' mais''altermondialiste''....Méme si a force que je l'écoute j'en arrive a me dire qu'elle est limite anarchiste.....