Les mains sales

Publié le par dago

Il y a quelques semaines, j'avais dit que j'aurai aimé retranscrire un extrait de la pièce de théâtre "Les mains sales" de Jean-Paul Sartre mais je n'avais malheureusement plus le livre sous la main. C'est le cas maintenant et je l'ai relu pendant ces vacances (ça prend 3h).
Cette pièce de théatre avait déclenché en moi une profonde réflexion sur mon mode de vie car les dialogues entre un jeune révolutionnaire exité et un vieux leader communiste expérimenté abordaient des notions de sacrifice, d'idéalisme, de "pureté" bref l'action du révolutionnaire pour et face à l'idéal. La pièce de Camus, "Les justes", s'en rapprochent, même si ce n'est pas la même chose.
Je vais retranscrire des extraits qui m'ont fait réfléchir. Je tiens à remercier ma prof de français qui m'a preté cet ouvrage il y a 2 ans. Si vous êtes une grosse feignasse, lisez alors seulement de la page 186 à 196.
undefined"Nous ne luttons ni contre des hommes ni contre une politique mais contre la classe qui produit cette politique et ces hommes."

"Une minorité, voila ce que nous devons être. Une minorité qui laissera aux autres partis la responsabilité des mesures impopulaires et qui gagnera la population en faisant de l'opposition à l'intérieur du gouvernement. Ils sont coincés : en deux ans tu verras la fallite de la politique libérale et c'est le pays tout entier qui nous demandera de faire notre expérience."

"Si tu ne veux pas courir de risque, il ne faut pas faire de politique."

"Je préfère les gens qui ont peur de la mort des autres : c'est la preuve qu'ils savent vivre."

Et ma favorite :

"Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur ! A quoi cela te servira-t-il et pourquoi viens-tu parmi nous ? La pureté, c'est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang."

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